#PAYETONAUTEUR
# PAYE TON AUTEUR : est-ce vraiment (que) cela le problème ?
On 4 mai 2018 | 0 Commentaires

Par Cécile Biedermann, alias Meryl Mille, auteur et chef d’entreprise

En mars dernier, plus de 150 000 visiteurs ont pu rencontrer les très nombreux auteurs réunis lors de l’édition 2018 du plus grand salon français dédié au livre : Livre Paris. Pour la première fois depuis ma courte vie d’auteur (novembre 2017…), j’ai participé à cet événement en tant qu’exposante, et je dois avouer que celle-ci sera sûrement la dernière. À cela, plusieurs raisons, mais c’est une histoire que je vous raconterai peut-être ultérieurement. Ce que je veux partager avec vous aujourd’hui, c’est plutôt mon ressenti et ma position par rapport au « mouvement », à la « polémique », à la « révolte » # PAYE TON AUTEUR, qui a émergé environ deux semaines avant le début du salon.

#CONTEXTE

Avant d’aller plus loin, laissez-moi vous expliquer le contexte et l’origine du « drame », tels que dans mes souvenirs. Je précise car, pour une fois, je n’ai réalisé que très peu de recherches sur le sujet pour rédiger cette partie de mon article. J’explique pourquoi dans le paragraphe sur le discours à sens unique. Comme chaque année, les visiteurs du salon assistent aux nombreuses conférences organisées sur les différentes scènes thématiques. Pour que ces conférences aient lieu, il faut des intervenants tels que des experts, des professionnels de l’édition, des journalistes, des blogueurs… et bien évidemment, des auteurs. Livre Paris a considéré qu’une rémunération n’était méritée que si la conférence en question ne représentait pas une chance pour l’auteur de faire sa propre promotion et celle de ses ouvrages. En gros, s’il est prévu que l’auteur parle de ses livres, il n’est pas rémunéré. Certains auteurs qui n’étaient pas d’accord avec ce principe, l’ont bruyamment fait savoir sur Internet (vous n’avez qu’à taper PAYETONAUTEUR sur Twitter et vous pourrez remonter chronologiquement dans les « débats ») mais également pendant l’événement, tout en appelant farouchement au boycott de celui-ci. C’est à partir de là que je vais donner mon point de vue, basé sur ma propre expérience et mon propre ressenti par rapport à cette problématique.

#PROTÈGE.TOUS.LES.ACTEURS

Vous voulez une révolte ? Alors ne défendez pas que vos propres intérêts. Parlons des correcteurs et des traducteurs qui sont payés une misère et qui se font voler les contrats par des amateurs qui cassent les prix du marché. Parlons de La Poste qui facture presque 5€ pour l’envoi d’un livre à un lecteur ou à un libraire qui passe commande. Parlons des gros distributeurs et grosses maisons d’édition qui « vampirisent » les trésoreries des librairies. Parlons des réseaux de distribution qui exigent des conditions commerciales inacceptables aux maisons d’édition et auteurs indépendants. Parlons des librairies qui refusent de commander un ouvrage pour un lecteur qui en a fait la demande alors que ce refus est interdit par la loi. Parlons du fait que pour distribuer un roman au Québec, il faut faire appel à un distributeur français qui fera appel à un distributeur québécois. Le secteur entier va mal, à cause d’un réseau de distribution coûteux, d’une offre bien trop importante, d’une multiplication des intermédiaires et d’une industrialisation du 5ème art.

# PAYE TON AUTEUR : Oui, il faut réagir, mais pour défendre l’intégralité du marché du livre.

#RESPECTE.TOUT.LE.MONDE

Il serait bon, avant tout, de rappeler qu’à chaque appel au boycott, vous piétinez le travail d’autres personnes et entreprises qui ne méritent pas d’être prises à partie parce vous avez quelque chose à revendiquer. Vous n’avez peut-être aucune idée de ce que cela coûte en temps, en argent et en énergie d’organiser la présence d’une maison d’édition sur un salon. Peut-être ne réalisez-vous pas non plus l’enjeu pour certaines d’entre-elles. Mais appeler à boycotter l’événement, c’est vous attaquer indirectement à ces entreprises, et leur causer du tort. Imaginez si tout le monde avait effectivement délaissé le salon, si les tables, les allées et les conférences avaient été vidées ? Et le mal ne s’arrête pas là. Toutes les communications autour du salon du livre ont été brouillées deux semaines avant l’événement par la polémique, là où il est le plus important pour les exposants de toucher les futurs participants à l’événement. Vous le savez très bien, vu que c’est à ce moment-là que vous avez vous-mêmes choisi de communiquer. De ce fait, vous avez détourné l’audience pour servir vos propres intérêts au détriment des exposants qui, je le rappelle, sont tout de même les premiers à financer l’événement. À titre d’exemple, lorsque Livre Paris a retweeté mon concours d’écriture, pourtant sans rapport avec la polémique et créant de la valeur pour les visiteurs, votre revendication s’est incrustée dans la discussion.

# PAYE TON AUTEUR : Oui, mais il faut aussi faire la part des choses.

#NON.AUX.DISCOURS.À.SENS.UNIQUE

Nous avons beaucoup entendu de voix s’élevant en faveur du mouvement, mais très peu, voire aucune, s’élevant contre. En général, quand nous n’entendons qu’un seul point de vue, c’est plutôt mauvais signe. J’ai pourtant moi-même passé pas moins de 20 minutes avec une journaliste d’ActuaLité venue m’interviewer pendant le salon. Les questions portaient sur l’autoédition et sur mon avis concernant #PAYETONAUTEUR, mouvement contre lequel je me suis clairement positionnée pendant notre entretien. De fait, la journaliste a reconnu que mon point de vue était intéressant, bien qu’elle-même n’ait pas le même avis sur le sujet. Bon nombre d’articles ont été publiés sur ce média, sur le mouvement et sur ses interventions pendant le salon, mais à aucun moment (vraiment aucun), il n’y est indiqué que d’autres personnes avaient un avis différent. Cela s’appelle un discours orienté, biaisé.

# PAYE TON AUTEUR : Oui, mais il faut aussi écouter tout le monde.

#COMPRENDS.LES.ÉDITEURS

En décembre dernier, j’ai assisté à quelques conférences au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse de Montreuil et l’une d’elles m’avait énormément appris. Il s’agit de la conférence sur le droit d’auteur dont vous trouverez mon compte-rendu complet dans cet article : Droits d’auteur : qu’est-ce que c’est et pourquoi c’est important. En revanche, le ton accusateur envers les éditeurs utilisé tout au long de la conférence m’avait légèrement dérangée. Alors oui, négocier un contrat commercial n’a jamais été chose aisée, et quoi que vous fassiez, ne le sera jamais. Comme la trilogie Le Parrain (The Godfather, 1972) nous l’enseigne, cela n’a rien de personnel, c’est juste le monde des affaires (« It’s not personal, it’s strictly business »). C’est la raison même qui fait que depuis que je dois commercialiser mon roman Fendus jusqu’à l’âme, je ne rigole plus du tout. Et ce que l’on a oublié de rappeler pendant cette conférence, c’est la pression que subissent et les risques que prennent les éditeurs. Car encore une fois, avec la multiplication des intermédiaires et l’explosion des publications pour un marché en baisse (-1,1% des ventes de livres au détail en 2017 ), les difficultés n’ont jamais été aussi grandes pour eux. Chaque nouvel ouvrage ou nouvel auteur édité est une prise de risques, et certains ne s’en relèvent pas, comme le rapporte cet article datant de janvier 2017 : Ces maisons d’édition qui ferment les unes après les autres : quel paysage éditorial demain pour l’imaginaire francophone ?. Cette problématique posée dans l’article ne se limite pourtant pas qu’à l’imaginaire, mais à l’intégralité des genres.

# PAYE TON AUTEUR : Oui, mais il faut aussi prendre en compte toutes les difficultés.

#DES.PROFESSIONS.EN.DANGER

Une autre problématique dont personne ne parle est la destruction petit à petit de tout l’écosystème « en périphérie » du monde du livre. Dans ce marché, nous avons bien évidemment les auteurs, les éditeurs, les distributeurs, mais également d’autres petites mains, invisibles, bien souvent oubliées, voire négligées. Je parle des traducteurs et des correcteurs (s’il y en a d’autres, n’hésitez pas à vous manifester). Ceux-là même à qui on demande des prix honteusement bas. Et devinez quoi ? Ces demandes scandaleuses viennent généralement des auteurs eux-mêmes ! La dernière en date ? Une auteur qui me demande si je connais une personne qui peut traduire son roman de 170 pages pour 300€. Voici un simple calcul :

170 pages = environ 30 000 mots à traduire
30 000 mots à traduire = minimum 16 jours à temps plein de travail de traduction et de correction pour un rendu de qualité
300€ de payé pour 16 jours de travail, cela revient à un salaire journalier de 18,75€, soit de 375€ par mois. Pour rappel, le SMIC est à ce jour de 1 498,47€ brut.

Vous voyez le problème ?
Je ne blâme pas cette personne, parce que clairement, à ce niveau-là, on a plus affaire à de l’ignorance qu’à de la malveillance. Les personnes que je blâme, en revanche, sont celles qui acceptent ces prix. Généralement, elles ne vivent pas de cette activité et font cela pour « s’amuser », ou pour « se faire de l’argent de poche ». Mesdames et messieurs, sachez qu’aujourd’hui vous êtes devenus trop nombreux. Outre le fait que vos rendus n’ont pas la qualité de ceux de vrais professionnels, vous cassez le marché et vouez les personnes compétentes et légitimes, qui ont fait de longues études pour acquérir le niveau nécessaire, à une disparition progressive et inéluctable.

# PAYE TON AUTEUR : Oui, mais il faut aussi réfléchir à toutes les conséquences.

#RÉÉQUILIBREZ.LE.RÉSEAU.DE.DISTRIBUTION

Le prix du livre et la rémunération des auteurs sont fortement liés au réseau de distribution. Certains acteurs, bien positionnés sur le marché, en profitent pour imposer des conditions commerciales absolument inacceptables. Par exemple, il m’a été demandé, pour distribuer mon roman sur l’un de ces principaux réseaux de distribution (dont je tairais le nom ici car le but de cet article est de sensibiliser, et non d’accuser), une réduction librairie de 40%, des frais de port entièrement à ma charge, et la possibilité de renvoyer les invendus.
Je vais donc faire un autre calcul :

Prix de vente TTC du livre : 16,99 €, reste 16,99 €
Prix HT (TVA à 5,5%) : 0,89€, reste 16,10 €
Réduction librairie de 40% : 6,44€, reste 11,50 €
Frais d’impression du livre : 1,20 €, reste 10,30 €
Frais d’emballage : 0,50 €, reste 9,80 €
Envoi par La Poste : 4,26 €, reste 5,54 €

Voici donc la répartition de qui gagne quoi pour un livre vendu 16€99 TTC d’un petit éditeur comme moi dans ce réseau important (et donc plutôt incontournable) de librairies :

Réseau de librairies 38%
Éditeur 33%
Transporteur 25%
Imprimeur 7%
TVA 5%
Emballage 3%

Donc pour chaque livre vendu sur ce réseau de distribution, mon entreprise gagne 5,54€ au niveau éditeur (c’est-à-dire que je n’ai pas encore pris en compte la rémunération de mon auteur, de ma correctrice, de mon graphiste, ni les divers frais et investissements publicitaires de ma société), et perd 4,76€ pour chaque livre invendu (sauf en cas d’envoi groupé, l’économie d’échelle fera que plus vous envoyez de livres, moins cela vous coûtera par unité). Je connais pas mal d’auteurs auto-édités qui ne sont pas du tout à 1,20€ de coût d’impression de leur roman mais à plus de 3€. Eux ne gagneraient donc que 3,34€ par livre vendu, soit moins que ce qu’ils risquent si jamais il y a des invendus (4,76€ également). Là encore, vous voyez le problème ?

# PAYE TON AUTEUR : Oui, mais il faut aussi rééquilibrer tout le marché.

#NON.À.LA.SELECTION!

Un autre aspect qui me dérange dans ce monde, c’est la sélection qui est faite pour tout.

Nous ne devons pas refuser l’adhésion des « petits » à la Charte des Auteurs, pourtant à l’origine du mouvement #PAYETONAUTEUR. L’auteur Antoine Blocier m’a rapporté que son adhésion à la Charte des Auteurs avait été refusée car son éditeur ne fait des premiers tirages qu’à seulement 300 exemplaires (le minimum exigé pour adhérer est de 500). De ce simple fait, il a été considéré comme auteur « non-professionnel » et son adhésion lui a été refusée. Bien que son principal argument contre ce refus soit qu’il a vendu bien plus de 300 ouvrages pour chacun de ses romans, de mon côté je considère que tous les auteurs méritent d’être représentés, même les plus petits.

Nous ne devons pas commander un livre pour un lecteur parce qu’il est rentable. Une librairie de ma ville a refusé de commander un exemplaire de mon roman à une cliente qui en a fait la demande, sous prétexte « qu’ils ne travaillent pas avec les petites maisons d’édition, et que mon livre n’est pas rentable pour eux ». Premièrement, c’est interdit par la loi. Conformément à l’article 1 de la loi N°81-766 du 10 août 1981 relative au prix du livre, « tout détaillant doit offrir un service gratuit de commande à l’unité ». Traduction : chaque librairie a pour obligation d’offrir à ses clients un service de commande pour tout ouvrage édité en France, et ce, sans frais supplémentaire. Deuxièmement, cela veut dire que cette librairie se sent en droit de décider de ce que peuvent lire ou non les lecteurs qui franchissent ses portes.

Nous ne devons pas uniquement accréditer des blogueurs et des blogueuses littéraires parce qu’ils ou elles ont plus de 5 000 followers sur les réseaux sociaux. Il m’a été rapporté que seuls les blogueurs et blogueuses « influents » peuvent être accrédités sur le salon Livre Paris. Cette accréditation permet à ces « élus » de ne pas payer leur entrée sur le salon, au même titre que les professionnels de l’édition. Les autres, les « plus petits », en revanche, doivent payer leur entrée chaque jour qu’ils passent à rencontrer les auteurs qu’ils chroniquent et supportent. Pourtant, tous ces blogueurs et blogueuses bénéficient aujourd’hui d’une influence grandissante auprès du lectorat français, comme l’indique cet article récent publié par France Culture : Les nouveaux critiques culturels : de la prescription à l’influence. Rappelons que l’entrée de Livre Paris est tout de même de 10€ en semaine et de 12€ le weekend, et que ces blogueurs et blogueuses se rendent à de nombreux événements tels que celui-ci pour créer leur contenu qui influencera les opinions de demain.

Nous ne devons ignorer personne. Toujours lors de Livre Paris, plusieurs groupes d’élèves et d’étudiants sont passés à mon stand pour me poser des questions sur mon activité et sur le monde du livre. Tous m’ont bien évidemment remerciée, mais l’un des groupes a été plus loin en m’expliquant qu’ils étaient vraiment reconnaissants car PERSONNE n’avait daigné répondre à leurs questions parmi les autres exposants. Tous leur avaient fait comprendre qu’ils représentaient une perte de temps sur un salon où ils sont là pour vendre.

# PAYE TON AUTEUR : Oui, mais il faut aussi s’humaniser.

#ARTISTE=GLOIRE.ET.RICHESSE?

S’il y a bien une chose que j’ai comprise en revêtant à la fois la casquette d’auteur et celle d’éditeur, c’est que dès que l’argent touche un projet artistique, tout est dénaturé, et pour ma part, tout devient moche. L’Art est l’expression de soi, avec une volonté de partager, de s’élever et d’élever les autres. La littérature ne fait pas exception. Le commerce, lui, recherche uniquement profit et rentabilité. Rien de plus, rien de moins. Je vais peut-être caricaturer, mais un Artiste est plutôt un être torturé, à la recherche d’émotions à exprimer, et non de richesse acquérir. Et franchement, les deux me semblent difficilement compatibles. Pour ma part, je cherche à trouver un équilibre entre cet argent dont j’ai besoin pour vivre, et cette nécessité de m’exprimer, d’échanger. Ainsi pour revenir à #PAYETONAUTEUR, au-delà du fait que les interventions non rémunérées concernaient celles où les auteurs faisaient leur propre promotion, je trouve cela vraiment étrange de vouloir monétiser une rencontre et un moment de partage avec le public. Si les auteurs n’arrivent pas à payer leur loyer, ce n’est certainement pas à cause du fait qu’ils ne sont pas rémunérés par Livre Paris pour parler de leurs livres et de leurs parcours, mais pour toutes les raisons citées ci-dessus, à savoir un marché saturé et déséquilibré. Et maintenant que les auteurs sont rémunérés, la sélection que je vous ai détaillée plus haut va s’étendre au « droit de parole et de représentation des auteurs » dans ce genre d’événement. Maintenant qu’il est question d’argent, il sera question de rentabilité. Nous verrons une sélection encore plus drastique des intervenants s’appliquer où seuls les auteurs « bankable » auront la possibilité de s’exprimer. Et ça, ce serait vraiment dommage.

# PAYE TON AUTEUR : Oui, mais il faut aussi penser verticalement.

#DES.LIVRES.TROP.CHERS?

Comme nous l’avons vu, le chemin que parcourt un manuscrit jusqu’à ce que le lecteur l’ait entre les mains est long et coûteux. En France, toute nouvelle parution est d’abord publiée au format Broché puis, si le livre a rencontré son public, au format Poche, nettement moins coûteux. Le format Broché, lui, coûte généralement autour de 20€, voire plus pour certains ouvrages. Je trouve personnellement que ce prix est trop élevé et représente un frein à l’achat. Une étude est nécessaire pour le vérifier, mais il est probable qu’un prix plus abordable attirerait un plus grand nombre de lecteurs et génèrerait une hausse des ventes de livres en général. J’ai tout de même posé la question sur Twitter sur la perception qu’ont les personnes sur le prix du livre :


Alors certes, ce sondage n’est pas valable car franchement limité, mais il est néanmoins intéressant de noter que sur les 284 personnes qui ont pris la peine de répondre, 76% considèrent qu’un livre Broché est cher au-delà de 20€. Bien qu’il soit effectivement difficile de répondre à cette question, car la perception du juste prix dépend de plusieurs facteurs tels que le nombre de pages, l’attractivité du livre, l’auteur, la couverture… le résultat reste sans appel. Surtout, comme l’a souligné Audrey en commentaire, nos voisins Outre-Manche réussissent, eux, à proposer des livres Broché à des prix allant de 13 à 18€.

# PAYE TON AUTEUR : Oui, mais il faut aussi voir comment rendre la Culture plus abordable.

#CONCLUSION

Oui, la rémunération est un problème majeur dans l’écosystème du livre, mais ce problème ne se limite pas qu’à celle des auteurs, ni au seul événement Livre Paris. Mais pour faire évoluer les choses, il est nécessaire de comprendre et d’approfondir les problématiques que j’ai seulement survolées dans cet article. Car je vous assure qu’il en existe encore bien d’autres. Alors honnêtement, la rémunération des auteurs qui peuvent intervenir dans un événement qui rassemble tout de même plus de 150 000 personnes qualifiées n’est, à mes yeux, ni une priorité, ni une nécessité. Unissez-vous et concertez-vous pour trouver des solutions qui rééquilibreront le marché. Et n’oubliez jamais que notre motivation première, la mienne en tous les cas, reste et restera celle de satisfaire les lecteurs.
Afin de faire bouger les choses, je vous propose de signer et de partager cette pétition adressée au Ministère de la Culture et au Groupe La Poste demandant la baisse des frais de port des livres en France. Mettre le tarif France au même niveau que le tarif Europe permettrait de baisser les coûts supportés par les maisons d’édition et les libraires, favorisant ainsi la Culture dans notre beau pays.
Pour signer la pétition :


Important : cet article n’est qu’une prise de position argumentée et amicale basée sur un ressenti et des observations personnels. Il n’appelle ni à la haine, ni à la violence. En revanche, il a pour but de sensibiliser et de mobiliser toutes les personnes qui se sentent concernées pour agir ensemble, et non pour livrer une lutte divisant les acteurs du monde du livre. Échangez vos opinions, mais dans le respect d’autrui. Et n’oubliez jamais que si une opinion diffère de la vôtre, elle n’en est pas pour autant moins valable.

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